Conférence internationale – coché. Réflexions dans un contexte scientifique interculturel

IMG_20150626_142700La tant attendue douzième conférence annuelle IMISCOE (International Migration, Integration and Social Cohesion) a eu lieu le 25-27 juin, 2015, et j’ai été très honorée d’y participer avec une communication. Quelques réflexions de jeune chercheure pendant une telle expérience aideront peut être d’autre doctorants à se retrouver dans de telles situations.

Voyage en TGV de Paris à Genève et installation à la Cité universitaire bien passés, j’entre dans l’amphithéâtre de l’Université de Genève où commence officiellement la conférence. Le mot de bienvenue est en français et en anglais. Ensuite il y a des communications en anglais sur des sujets de droits de l’homme et migration. Cette atmosphère me rappelle bien de celle des conférences auxquelles j’ai participé lors de mon stage à UNESCO, à Paris. Dans la salle il y a des personnes de tous les coins du monde, rassemblés autour des mêmes intérêts scientifiques.

La conférence continue avec un dîner cocktail offert par la ville de Genève, mais pas avant d’avoir une autre présentation et des remerciements aux organisateurs de la conférence. J’arrive au bâtiment de la salle communale de Plainpalais à l’heure. Etant seule, je dépasse les groups des personnes qui se connaissent et qui discutent ardemment, et j’entre dans la salle. J’y observe l’architecture et j’en prends même une photo. Je m’assois au milieu de la salle, du côté du couloir. Autour de moi j’entends les gens discuter en langues différentes – anglais, français, italien – langues que je connais, mais aussi en d’autre langues que je ne connais pas. Je me rends compte à nouveau du rôle de la langue dans l’interaction des gens, malgré les différences culturelles. Une langue commune signifie la possibilité d’avoir des rapports humains.IMG_20150625_190053J’écoute la présentation sur la migration en Suisse et en parallèle je réfléchis à ma participation à cette conférence. En outre, j’ai aussi une autre pensée – j’ai faim et la fatigue accumulée depuis ce matin à cinq heures, quand j’ai commencé la journée pour venir à Genève, se fait ressentir. Mais j’essaye de me concentrer au mieux et de « voler » quelques astuces de présentation orale du monsieur qui est en train de faire sa communication, pour pouvoir les utiliser le lendemain, lors de ma présentation.

Le dîner est une occasion de se régaler avec la gastronomie genevoise, mais aussi de rencontrer la coordinatrice d’une revue plurilingue, qui porte sur l’interculturalité et les albanais en Suisse. C’est donc le bon moment de discuter sur des sujets scientifiques communs, mais aussi sur l’expérience personnelle de l’interculturalité de chacune d’entre nous et comment on vit entre deux (ou plusieurs) cultures.

Le grand jour de ma présentation est arrivé. Après des répétitions face au miroir et des critiques constructives de mon mari qui m’accompagne dans cette aventure, je quitte l’hôtel avec un bon sentiment. Sur le chemin je rencontre un étudiant russe en médicine – un autre contact interculturel et une occasion de parler de la vie des enfants qui grandissent en contact avec une ou plusieurs cultures.

L’atelier auquel je participe activement a lieu l’après-midi, ainsi, entre une communication et une autre, j’ai le temps de m’entrainer encore un peu, pour me sentir préparée pour la présentation, surtout parce que c’est en anglais, une langue que je maitrise, mais qui n’est pas la langues dans laquelle je fais mes études, donc j’ai un vocabulaire plus restreint en ce qui concerne les termes scientifiques spécifiques.

Avec plein d’émotions, je fais ma présentation, qui se passe assez bien. Les chercheurs qui ont organisé cette table ronde m’invitent à une réunion et désormais je fais partie du groupe international d’initiative de recherche IMISCOE, plus précisément “The everyday experiences of youth of migrant descent in Europe, U. S. and Latin America and their integration, transnationalism and citizenship in the wake of the economic crises”.

IMG_20150625_105209Pour conclure, participer à une conférence internationale est l’occasion de se tester soi-même dans des situations culturelles et linguistiques diverses, de s’entrainer à faire des communications face à un public multiculturel, d’avoir des contacts en lien avec ses intérêts de recherche et dernier point, mais non le moindre – profiter du côté touristique du séjour à l’étranger.

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